La KEDOUSHA, cinquième force de la nature (partie 2)
Approcher les entités Célestes : La Pureté et la Connexion...

Lors de la première partie nous avons abordé le Shaaré Kedousha : les Portes de la Sainteté, selon les enseignements du Ari HaKadoch.
La Kedousha c’est aussi la pureté.
Comme l’explique Omraam Mikhaël Aïvanhov :
On ne fait pas violence au monde spirituel.
» Si vous voulez approcher les entités célestes, vous devez vous préparer en adoptant une attitude sacrée ; demandez à ces entités sublimes qu’elles vous autorisent à pénétrer dans leur région pour admirer leur beauté et qu’elles vous accordent leur aide. A ce moment-là, oui, vous gagner leur amitié et vous n’êtes ni rejeté ni combattu.
Malheureusement, les humains qui sont éduqués à ne rien respecter, à se montrer grossiers, violents avec ceux qu’ils fréquentent – il paraît que c’est ainsi qu’on réussit dans la vie ! – gardent la même attitude à l’égard des esprits lumineux. Tels qu’ils sont, ils se présentent et le Ciel doit les accepter. Eh bien, non, ce n’est pas ainsi que les choses se passent ; le Ciel ne les accepte pas. Alors attention !
Tous ceux qui ont voulu pénétrer dans le monde spirituel sans s’y être préparés ont trouvé devant eux cette entité terrible que l’on appelle dans la Science initiatique le Gardien du Seuil.
Qui est ce gardien ?
En réalité, cette entité est un aspect de l’homme lui-même.
Elle est formée par l’accumulation de toutes ses tendances inférieurs ; les convoitises, la sensualité, l’agressivité, etc. et elle lui barre le chemin, elle ne le laisse pas pénétrer dans les régions de la lumière tant qu’il n’a pas encore mérité le droit d’y accéder.
Dans son roman « Zanoni », Bulwer-Lytton raconte les épreuves d’un disciple, Glyndon, qui impatient d’être initié aux Mystères sans y être encore suffisamment préparé, transgresse les ordres de son Maître, Mehnour, et aspire l’élixir qui doit lui donner la connaissance et l’immortalité. Après quelques secondes d’extase, il voit apparaître un monstre hideux, le Gardien du Seuil, et terrifié, tombe évanoui. Des années durant, cette vision horrible le poursuit, il abandonne ses travaux et erre comme un malheureux à travers le monde, jusqu’à ce que Zanoni le délivre enfin de ses tourments.
En réalité, chacun doit un jour rencontrer le Gardien du Seuil et lui faire face ; ce Gardien du Seuil se trouve dans les régions obscures de Iésod, prêt à menacer de sa face épouvantable l’adepte présomptueux qui cherche à s’emparer de la connaissance et des pouvoirs sans avoir suffisamment travailler sur la pureté, la maîtrise.
Seul le disciple qui a réussi à dominer tous ses instincts inférieurs, arrive à vaincre le Gardien du Seuil. Un regard suffit ; « va-t-en » et il disparaît en lui laissant la voie libre.
Celui qui veut sincèrement recevoir la lumière du monde spirituel doit donc commencer par étudier les trois séphiroth Malkhouth, Yessod et Tiphéreth.
Pour descendre jusqu’à Malkhouth (la Terre) la lumière de Tiphéreth (le Soleil) doit passer par Yessod (la Lune). Ici, Malkhouth représente symboliquement le monde physique, Yessod le monde psychique et Tiphéreth le monde spirituel.
Alors, qu’arrive-t-il si le monde psychique n’est pas suffisamment dégagé pour laisser le passage à la lumière du monde spirituel ?….
Malheureusement, c’est ce qui se produit avec beaucoup de gens ; ils se plaignent de ne recevoir aucun bienfait de leurs pratiques spirituelles ; ils prient, ils méditent, ils se lient au Ciel, mais ils ont l’impression que cela ne les aide pas ; ils se sentent aussi indécis, désorientés, faibles qu’avant, et même quelquefois plus qu’avant.
C’est tout simplement que cette lumière à laquelle ils s’efforcent de se lier rencontre en eux des couches opaques formées par leurs pensées et leurs sentiments désordonnés, obscurs.
Alors, non seulement la lumière ne passe pas, mais il se produit exactement le même phénomène que lorsque les rayons du soleil tombent sur un tas d’immondices ; ils accélèrent la putréfaction.
A travers une vitre transparente, les rayons du soleil viennent nous éclairer, mais quand ils doivent traverser des couches d’impuretés, ils produisent des fermentations accompagnées d’odeurs nauséabondes.
Si vous voulez devenir un bon réceptacle de la lumière divine, faites de votre cœur un cristal transparent, sinon vous savez maintenant ce qui vous attend.
Pour celui qui n’est pas décidé à entreprendre ce travail psychique de dépouillement, de purification, mieux vaut ne pas s’approcher de la lumière de la Science initiatique. Voilà, vous êtes parvenu, il sera donc inutile ensuite de faire porter sur elle la responsabilité des troubles que vous pourrez ressentir. Ce sera votre faute, exclusivement votre faute.
Mais lorsque vous avez véritablement commencé le travail avec Yessod, la lumière de Tiphéreth circule en vous, et c’est cette lumière qui vous permet de comprendre la réalité des choses et de vous diriger tout seul dans la vie ; Jusqu’à ce que vous possédiez cette lumière intérieure, vous vous sentez incertains, mal assuré, et vous cherchez le soutien, les conseils des autres. Mais comment être sûr qu’ils vous éclaireront vraiment ?…
Pour vous orienter dans la région de Yessod, là oui, vous avez absolument besoin d’un guide ; mais une fois franchie cette région, le chemin est livre et vous pouvez avancer seul, car vous êtes parvenu aux régions de la lumière qui donne la véritable clairvoyance.
Décidez-vous à mettre de la pureté à la base de votre existence, avant le savoir, avant la richesse, avant le pouvoir et un jour vous aurez plus que ce savoir, plus que cette richesse, plus que ces pouvoirs.
Il a existé, dans l’histoire, des hommes et des femmes qui n’avaient lu aucun livre, qui n’avaient jamais fait d’études mais ils travaillaient seulement sur la pureté, et un jour ils ont commencé à manifester toutes les autres qualités : la sagesse, la clairvoyance, le pouvoir de guérir … Parce qu’ils avaient dissous toutes les couches opaques de leur cœur et de leur intellect, il n’y avait plus d’écrans, et toutes les richesses du Ciel trouvaient libre accès en eux.
Yessod est le commencement de la vie psychique, et dans ce sens on peut dire que la magie commence avec la séphira Yessod.
Par nos pensées, nos sentiments, nous entrons déjà dans le monde de la magie.
Nous n’avons pas besoin de baguette, de pentacles ou de talismans : tous nos pouvoirs magiques sont dans la puissance de la vie psychique, et c’est pourquoi la Lune, qui appartient à la sphère de Yessod, est l’astre de la magie.
C’est en purifiant notre monde psychique que nous posséderons la véritable force magique.
Oui, il faut comprendre la pureté comme la plus grande force magique, car c’est par Yessod que nous accéderons aux Mystères. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov
« Mon âme a soif d’Elohim, אל חי : Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face d’Elohim ? » (Psaumes 42:3)
Yesod naît de l’union de Netzach et de Hod. Ensemble, ces trois Sephiroth constituent la troisième triade de l’Arbre de Vie (NaHiY) après celle de Kether – Hokhmah – Binah et Guebourah – Hessed – Tiphereth. C’est en Yesod que convergent et se concentrent les Sephiroth supérieures.
En ce sens, Yesod est appelée « fondation » ou « fondement » de l’Arbre de Vie.
« L’organe générateur mâle est l’extrémité du corps, et il symbolise la Sephirah « Yesod », qui apaise le Principe femelle. Tout désir d’union des deux Principes émane de la Sephirah « Yesod » »
- Idra Zouta Kadishah
Nous reconnaissons donc que le secret de nos origines réside dans ce qui sépare et connecte le mâle et la femelle.
Yesod est donc la fondation qui représente la fusion de tous les opposés qui se mêlent et dont l’union les fait passer à une nouvelle dimension.
Yesod est associée au Tsadik, le juste, car, ce n’est que lorsqu’une totale harmonie et un total équilibre existent entre Netzach et Hod que l’homme peut se comporter de manière juste. « C’est ce qui est écrit :
« Et le juste (Tsadiq) est le fondement (Yessod) du monde » (Mishlei 10:25) » (Sepher haBahir, 61, traduction Gilen).
Pureté = Connexion
En fait, le fait d’être impur est un état qui n’a rien de péjoratif et n’a rien à voir avec le niveau de la personne. Même le Cohen Gadol pouvait à certains moments se trouver dans un état d’impureté. On part du principe que la notion de pureté, de Kédoucha, n’est jamais perpétuelle. Il est impossible d’être constamment pur, d’être constamment « connecté ». Par définition, la sainteté est une notion temporaire.
Le fait de travailler ses traits de caractère n’est pas suffisant car en effet, même après un tel travail, il subsiste encore en l’homme deux forces qui le poussent à agir, que ce soit dans le positif comme dans le négatif : la force de l’imagination et la force des instincts, des pulsions.
Le point central de l’être humain, c’est le moi.
Le moi est ce qui supplante les autres forces et la connexion se situe à ce niveau-là.
Le moi comporte trois parties : une première superficielle, une seconde plus élevée et une troisième encore supérieure.
La première partie correspond au conscient, c’est-à-dire à l’intellect.
La seconde correspond à l’inconscient, constitué des résidus de nos expériences passées, comme par exemple nos traumatismes. Cela inclut aussi l’historique collectif de notre famille, de nos ancêtres, ce qu’on appelle en fait le conditionnement. Ce qui signifie que les décisions que nous prenons tous au quotidien ne sont pas uniquement le fruit de notre réflexion, mais sont à 80% influencées par ce conditionnement.
Le troisième niveau est quant à lui un secret de la Kabbale, que la psychanalyse a préféré occulter. Il s’agit du « moi saint », que l’on peut aussi appeler « l’inconscient Kadoch ».
Cette parcelle a plusieurs particularités : tout d’abord, elle est unique. Ce qui signifie qu’une personne capable de se connecter avec son « moi saint (Kadoch) » devient un être parfaitement original. Seconde caractéristique : elle est invariable. Troisième considération : il est impossible de s’y connecter de manière constante.
On a vu des gens ayant passer 30 ans de psychanalyse et qui n’ont finalement pas réussi à changer véritablement. La raison réside dans le fait que la psychanalyse s’attache à résoudre les blocages au niveau du seul inconscient, sans prendre en considération le moi saint (Kadoch).
La pureté en revanche est le fait de réussir à connecter notre conscient avec notre inconscient Kadoch (Saint) et c’est ce qui permet un véritable épanouissement de notre personnalité.
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