Le présent est un leurre, il n’existe pas
Physique quantique, métaphysique d’un temps éclaté, et tradition primordiale expliquée.

Depuis que l’homme a pris conscience de sa finitude, il s’interroge sur la nature du temps. Saint Augustin le formulait avec une lucidité désarmante :
« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si on me le demande, je ne le sais plus. »
À travers les siècles, les plus grands esprits se sont heurtés à ce paradoxe. Et voici que la physique contemporaine, en dialogue inattendu avec la philosophie, vient jeter à bas l’ultime certitude : le présent, que nous croyions solide, n’existerait pas.
De Berkeley à Kant : le temps comme produit de la conscience
Déjà George Berkeley, ce maître de l’idéalisme, affirmait que l’univers ne peut exister en dehors de la conscience.
Pour lui, la matière n’est rien d’autre qu’un faisceau de perceptions.
Emmanuel Kant, plus prudent, voyait dans le temps et l’espace des « formes a priori de la sensibilité », autrement dit des conditions subjectives imposées par notre esprit à la réalité.
Quant à Bergson, il défendait une « durée » intérieure, fluide, irréductible aux découpages spatialisés d’un temps mécanique. Tous, à leur manière, annonçaient ce que la science du XXᵉ siècle allait confirmer : le temps linéaire est un artefact de la perception humaine.

La mécanique quantique : quand le futur dialogue avec le passé
Les expériences de la physique quantique ont ruiné la croyance naïve dans un présent objectif.
L’intrication, cette mystérieuse corrélation entre deux particules séparées par des années-lumière, défie toute causalité classique. Le fameux « delayed choice experiment » de Wheeler démontre que le choix d’un observateur peut influencer rétroactivement un événement passé.
David Bohm, physicien hétérodoxe, en a tiré une conséquence vertigineuse : la réalité manifeste (qu’il appelle « ordre déployé ») n’est que la projection d’un « ordre implié », domaine sous-jacent où passé, présent et futur coexistent déjà dans un même champ d’information.

Philippe Guillemant et la double causalité
Dans cette lignée, Philippe Guillemant propose sa théorie de la « Double Causalité ». Selon lui, notre trajectoire n’est pas seulement déterminée par le passé. Le futur agit également comme attracteur, orientant le cours des événements.
L’être humain se trouve ainsi à la croisée de deux flèches du temps : l’une venue d’hier, l’autre issue de demain. Ce présent que nous croyons unique n’est qu’un carrefour, une zone d’interférence où se joue notre capacité de choix. D’où l’importance des synchronicités, ces coïncidences chargées de sens que Jung avait déjà entrevues comme des « clins d’œil » de l’invisible.

Le cerveau et l’hologramme : Talbot et Beauregard
La conscience, loin d’être confinée au cerveau, pourrait être l’interface d’un monde holographique.
Michael Talbot, dans son ouvrage désormais classique, avance que chaque fragment de réalité contient l’information du tout, à la manière d’un hologramme. Mario Beauregard, neuroscientifique, insiste sur le fait que l’esprit humain ne saurait se réduire à une mécanique neuronale : il participe d’une réalité plus vaste, dont la science commence à peine à mesurer la portée.
Dans un tel univers holographique, le temps n’est plus une succession mais une totalité simultanée, dont nous ne percevons qu’un balayage limité.

Prigogine et la réhabilitation de l’indétermination
Illya Prigogine, prix Nobel de chimie, a montré que l’irréversibilité et le chaos appartiennent au tissu même du réel. Loin de l’horloge newtonienne, le temps devient créateur. Le présent n’est pas un instant figé, mais l’émergence d’un ordre nouveau dans le désordre.
Nous vivons dans un univers en perpétuelle invention, où chaque bifurcation ouvre sur une multiplicité de futurs possibles.

Illusion du présent, responsabilité de la conscience
Faut-il conclure que nous ne vivons jamais vraiment dans le présent ? Oui, si l’on entend par là une entité objective et mesurable. Non, si l’on comprend que ce « présent » est l’instant unique où s’entrecroisent passé et futur, illusion fertile qui nous confère la responsabilité du choix.
L’homme n’est pas prisonnier d’un destin écrit : il est ce passeur qui, par son attention, oriente la trajectoire de son propre futur.

De Berkeley à Bohm, de Kant à Guillemant, de Bergson à Talbot, les génies de la pensée convergent : le temps n’est pas ce que nous croyons.
Le présent n’existe pas comme réalité indépendante ; il n’est qu’un seuil, un mirage, un éclair de conscience où se jouent la mémoire et la projection, la nostalgie et l’espérance. Si tout est déjà écrit dans l’hologramme cosmique, reste à savoir qui tient le projecteur : l’univers aveugle, ou cette étincelle de liberté que nous appelons l’âme.

Souviens-toi de ton futur
Comme l’enseigne Rabbi Nahman de Breslev :
« il n’y a de souvenir que du monde futur ».
– Rabbi Nahman de Breslev (1802)
Aujourd’hui la science nous informe de la véracité des secrets du Zohar énoncés par les grands maîtres : Le futur est la cause de notre passé.
Comment ? Tout simplement parce que nos intentions engendrent des effets dans le Futur qui deviennent les futures causes d’un effet dans un présent qui fuit à chaque instant.
« Souviens-toi de ton futur » veut tout simplement dire :
1 – Prenez conscience de l’importance de votre engagement et surveillez la trace que vous laissez.
Toutes nos émotions, toutes nos blessures et toutes celles que nous infligeons provoquent des émotions, tout cela, laisse une trace biologique dans l’ADN de nos enfants, de nos petits enfants, mais aussi dans celui des enfants et des petits enfants de tous ceux avec qui nous sommes en résonance…
2- Soyez conscients du temps qui n’est qu’une illusion fabriquée par notre cerveau
L’histoire du passé n’est jamais écrite que dans un futur que nous créons à chaque instant.
Nos émotions vont nourrir un lieu peuplé d’entités, c’est le « lieu de la complexité » qui répond au phénomène de résonance.
Ce lieu est l’écho de nos mémoires cellulaires, la trace de ce que nous portons dans notre ADN, et il s’alimente de la trace que nous laissons à chaque instant dans le monde astral des émotions, le monde de la formation : Yetsirah qui vient de la racine « yetser » qui veut dire : coté, à coté, penchant.
A chaque fois que nous nous identifions à nos émotions, nous ouvrons une fenêtre sur ce lieu caché lui offrant ainsi une opportunité de nourriture. Lorsque nous résistons à cette tendance, à ce penchant, lorsque nous décidons fermement que ces émotions ne nous appartiennent pas, nous vidons ce lieu de toutes les mémoires en résonance avec cette émotion qui arrive, et nous le purifions.
3- Soyez à chaque instant prêts à vous souvenir de votre futur déjà réalisé: la fusion avec le But Ultime, la Terre Promise.
Le but est de réussir à ré-engendrer cette Future Promesse et réintégrer notre Corps de Gloire dans le monde du Aïn Soph.
La vie est un cadeau en qualité de faculté à résister, car dans le monde de l’au-delà, nous n’avons pas cette possibilité.
La Vie tend vers un But inatteignable : l’Infini, l’Absolu, qui par essence n’Est pas. Son opposé, la Survie, est ce qui organise le mouvement perpétuel par transformation qui permet d’Être.
La Résistance est l’essence même de l’existence, puisque c’est elle qui a permis la création. Cette Résistance est duelle par nature, puisqu’elle crée la vie et s’oppose à elle en inventant l’instinct de survie.
N’oubliez jamais que dans ce monde physique c’est la résistance de l’ampoule qui permet d’allumer la lumière!… La Résistance est le dénominateur commun à tous les mondes, à toutes les dimensions.
4 – Comprenez que « Résister à la Résistance », c’est l’annuler.
Moins par moins égal plus! En mathématique, il n’y a pas de combat. Les arts martiaux nous l’apprennent, la meilleure façon est de se servir de la force de l’adversaire.
A chaque instant l’Amour du Créateur se crée et se recrée par la Nécessité fondamentale du AÏN (il n’y a pas), vulgairement traduit par néant. Et à chaque instant cette ReCréation est limitée par l’impossibilité de son But. C’est cette limitation qui permet le YECH (il y a), c’est à dire l’Existence.
L’Existence étant Résistance à une impossibilité technique elle invente la Survie qui permet d’être.
Mais nous ne sommes pas cette existence …!
Nous sommes la Vie qui Est dans le non-Être du Créateur. Notre but est de ressembler au Créateur (Adam édomé le Elyon).
AM ISRAËL ‘HAÏ

Nous sommes dans les temps du Miracle, les temps de l’Exode
C’est le moment où il devient impératif de faire l’effort de sortir des limites de la conscience ordinaire. Et ce n’est pas facile parce que règne, au dessus de nous, une sorte de matrice métallique qui agit comme un voile épais et bloque nos facultés multidimensionnelles. Cela est tactile, cela se ressent, quelque chose a été posé au dessus de notre monde afin de nous empêcher de nous évader.
Plus que jamais, les forces d’inertie, ou forces sombres, cherchent à installer un pouvoir et une structure, au sein de laquelle ils espèrent qu’il ne sera plus possible de sortir.
Tout fonctionne sur le faux principe de causalité, il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de Loi de Cause à Effet, il n’y a qu’une Loi de résonance. Nous croyons être la Cause de notre vie et nous constatons que nous n’avons aucun contrôle sur elle, pourtant nous sommes entièrement responsable d’un résultat global.
C’est notre conscience ordinaire qui conditionne la réalité, si nous changeons cette conscience nous changeons de réalité. Nous le savons tous … inconsciemment.
C’est cet inconscient qui est le présent. L’inconscient, comme le présent, n’existe pas.
Le passé est le subconcient, et le futur est le conscient.
Nous devons nous souvenir de notre conscient… Notre mission, en qualité d’êtres humains Adamiques, est d’entrer de plein pied dans le monde suparaluminique du Conscient.
LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT RÉSIDE DANS LE SOUVENIR DE NOTRE FUTUR.





