Dépasser ses limites
LE GRAND ISRAËL: SURPASSE TES LIMITES "PARACHA CHLAKH LEKHA" (ELYAHOU BOCCARA) - Vidéo
DIX CLÉS POUR ÉLARGIR NOS FRONTIÈRES INTÉRIEURES
Dans cette vidéo, nous plongeons au cœur de la Parasha Chlakh Lekha pour découvrir comment briser nos barrières et libérer notre plein potentiel.
Ensemble, nous verrons comment dépasser nos limites en tant qu’individus et en tant que peuple, afin de retrouver la plénitude de notre terre, de notre Torah, de notre unité et du message divin.
DÉPASSER SES LIMITES – PARASHA CHLAKH LEKHA
Moïse envoie 12 espions pour explorer la Terre d’Israël que le peuple est sur le point de conquérir. Quarante jours plus tard, ils reviennent avec une gigantesque grappe de raisins, une grenade et une figue magnifiques, symboles d’une terre riche et abondante. Mais dix de ces espions rapportent que le pays est habité par des géants et des guerriers « invincibles ». Seuls Caleb et Yéhochoua maintiennent que la terre peut être conquise comme D.ieu l’a promis.
L’épisode des explorateurs a intrigué les commentateurs à travers les siècles, à juste titre. Comment les explorateurs ont-ils pu se fourvoyer à ce point ? La terre, disaient-ils, était bonne, telle que Moïse l’avait promise. Elle « ruisselle de lait et de miel ». Mais la conquérir était impossible.
« Le peuple qui habite ce pays est puissant ; les villes sont fortifiées, très grandes. Nous y avons même vu des descendants de géants… Nous ne pouvons pas attaquer ce peuple, car il est plus fort que nous… Ceux que nous y avons vus sont des hommes de haute taille. Nous y avons vu des titans… Nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et c’est ainsi que nous paraissions à leurs yeux » (Nombres 13, 28–33).
Ils étaient terrifiés par les habitants du pays, sans réaliser que ces derniers étaient eux-mêmes terrifiés par eux.
Rahav, la prostituée de Jéricho, dira aux espions envoyés par Yéhochoua une génération plus tard:
« Je sais que l’Éternel vous a donné ce pays ; la terreur que vous inspirez s’est emparée de nous, et tous les habitants du pays tremblent devant vous… nos cœurs se sont liquéfiés, et personne n’a eu le courage de vous résister, car l’Éternel, votre D.ieu, est D.ieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre » (Yehoshoua 2, 10–11).
La vérité était donc exactement le contraire de ce que rapportaient les explorateurs. Les habitants craignaient les Bné Israël bien plus que les Bné Israël ne les craignaient. On entend ce même écho au début du récit de Bilam :
« Balak, fils de Tsipor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens, et Moav eut très peur de ce peuple si nombreux. Moav fut saisi de terreur devant les enfants d’Israël. »
Nombres. 22:2-3
Mais la peur du récit fit que le peuple se désespéra et affirma qu’il serait préférable de retourner en Egypte. Dieu, en colère, décrète alors que l’entrée des enfants d’Israël dans le Pays sera retardée de 40 ans, le temps que la génération de la sortie d’Egypte s’éteigne dans le désert. Malgré tout, un groupe de Juifs pleins de remords décide, malgré les mises en garde de Moïse, de prendre d’assaut la montagne à la frontière de la Terre. Ils subissent une terrible défaite contre les Amalécites et Cananéens.
Seuls Josué et Caleb parmi les douze explorateurs firent preuve des qualités d’un chef. Ils expliquèrent au peuple que la conquête du pays était tout à fait réalisable puisque Dieu était avec eux. Les deux dirigeants reçurent leur récompense. De toute leur génération, eux seuls vécurent assez longtemps pour entrer dans le pays. De plus, leur foi inébranlable et leur refus d’être effrayé rayonnent aujourd’hui avec autant d’éclat qu’il y a trente-trois siècles. Ils sont d’éternels héros de la foi.
L’une des tâches fondamentales incombant à tout dirigeant, président ou parent, consiste à donner confiance aux gens : confiance en eux, confiance dans le groupe dont ils font partie, et confiance dans la mission elle-même. Un dirigeant doit avoir foi dans les personnes qu’il dirige et leur inspirer cette foi.
« Le leadership n’est pas une question de leader, c’est une question de savoir comment il ou elle construit la confiance en chacun. »
- Rosabeth Moss Kanter de la Harvard Business School dans son livre Confidence
En latin, le mot « confiance » signifie « avoir foi ensemble ».
Il est indéniable que, dans une large mesure, la loi de prophétie autoréalisatrice s’applique à l’homme. Ceux qui affirment « nous ne pouvons pas le faire » ont probablement raison, comme ceux qui disent « nous le pouvons ».
Lorsqu’on manque de confiance, on perd. Si on est animé d’une confiance inébranlable, justifiée, fondée sur les accomplissements passés ou en préparation – on gagne. Pas toujours, mais assez souvent pour triompher des revers et des échecs.
Si présente à l’époque moderne, la définition négative de l’identité juive (les Juifs sont un peuple haï, Israël se retrouve isolé, être juif c’est refuser d’accorder à Hitler une victoire posthume) est totalement erronée.
David Landes, historien de Harvard spécialisé dans l’économie, explore dans son livre Richesse et pauvreté des nations la question de savoir pourquoi certains pays ne parviennent pas à se développer économiquement, alors que d’autres réussissent de façon spectaculaire. Après plus de 500 pages d’une analyse approfondie, il arrive à cette conclusion :
Dans ce monde, les optimistes gagnent, non pas qu’ils aient toujours raison, mais parce qu’ils sont positifs. Même lorsqu’ils ont tort, ils sont positifs et telle est la voie de la réussite, de l’amélioration et du succès. Un optimisme lucide paie ; le pessimisme peut seulement offrir la vaine consolation d’avoir raison. »
Je préfère le mot « espoir » au mot « optimisme ».
L’optimisme est la croyance que les choses vont s’améliorer ; l’espoir est la croyance qu’ensemble, nous pouvons améliorer les choses. Aucun Juif connaissant l’histoire juive ne peut être optimiste, mais aucun Juif digne de ce nom n’abandonne l’espoir. Les plus pessimistes des prophètes, d’Amos à Jérémie, étaient encore des voix d’espoir. Par leur défaitisme, les explorateurs ont failli en tant que dirigeants et en tant que Juifs.
Être juif, c’est être porteur d’espoir.









